Epargne en Bourse

Vous avez des projets à long terme? Épargner, c’est bien, mais investir, c’est mieux. En effet, bien que les placements puissent comporter des risques, ils vous rapporteront souvent plus que vos épargnes.

L’investissement systématique, c’est «la» recette vedette que les promoteurs de fonds communs d’actions recommandent à tous les petits investisseurs pour pouvoir tirer profit de la Bourse.

Cette recette consiste à investir la même somme d’argent à fréquence régulière. Exemple: investir 1000€ à la fin de chaque mois dans l’achat de l’indice Européen. C’est donc dire que l’investisseur va acquérir lors de la dernière séance boursière mensuelle un nombre X d’actions qui tiendra compte de la fluctuation de l’indice au fil de chaque fin de mois.
Exemple: pour chaque tranche d’investissement mensuel de 1000€, il acquerra plus d’actions lorsque l’indice boucle le mois à la baisse et, vice-versa, moins d’actions quand l’indice termine à la hausse par rapport au précédent mois. Vous aurez deviné qu’on utilise la même stratégie avec des parts des divers fonds négociés en Bourse et des multiples fonds communs d’actions, avec des actions des compagnies nous intéressant… Bref, avec n’importe quel produit financier ou presque.

Ainsi, cette stratégie d’investissement systématique permettra à l’investisseur de se bâtir un portefeuille à un coût moyen qui tiendra compte des hausses et des baisses du marché boursier. Le gros avantage de cette stratégie, selon les promoteurs des fonds communs? À long terme, le petit investisseur s’en tirera gagnant puisque la Bourse a une nette tendance à la hausse.

Pour nous convaincre, les promoteurs ont l’habitude de nous montrer un magnifique graphique qui échelonne le rendement de la Bourse depuis les années 1920. Et d’un coup d’œil, on constatera que les krachs de 1929 et de 1987 ne ressemblent plus aujourd’hui qu’à de banales petites corrections boursières, tellement la Bourse a monté depuis les années 90. Graphiquement, s’entend, mêmes les deux magistrales déconfitures de quelque 50% survenues au cours de la présente décennie (la crise internet de septembre 2000 à octobre 2002 et la crise financière de septembre 2008 à mars 2009) commencent à s’estomper dans le paysage boursier.